Partons à la découverte des trésors et du patrimoine de Forges les Bains. Découvrons ensemble les différents bâtiments classés ou inscrits aux Monuments Historiques. Mais aussi des lieux et endroits cachés, insolites, surprenants qui méritent le détour ! Parcourons ensemble la diversité et la singularité qui caractérisent le patrimoine culturel et naturel de notre commune.
Carte interactive.
Cette Carte interactive des différents lieux de Forges Les Bains, sera régulièrement mise à jour et complétée de nouveaux lieux.
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#1 Parcours patrimoine au fil de l’eau.
Partons ensemble à la découverte de :
- L’Église et ses anciennes dépendances : N° 6 ; 16 ; 15 sur la carte interactive.
- L’allée des soupirs et sa pompe à eau : N° 31 ; 14 sur la carte interactive.
- Le château de Forges Les Bains et le lavoir : N°1 ; 2 sur la carte interactive.
L’Église et ses anciennes dépendances.

N°6 L’église Notre-Dame de l’Assomption :
Elle date du 11ème siècle, et a été reconstruite fin du 15ème, début du 16ème. De par sa masse et sa situation, nichée sur un monticule, l’église surplombe de toute sa hauteur le cœur du village. L’imposant clocher de style roman est haut de 21 mètres. En 1958, une horloge avec mécanisme électrique a été installée. Au pied du clocher, une porte latérale donne directement accès à la Chapelle de la Vierge à l’Oiseau (ancienne chapelle seigneuriale). On pénètre dans l’église par le portail Sud, datant du 15ème siècle, sous un caquetoir ouvert (ou préau). On peut y voir trois coquilles de pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, ainsi qu’une très belle porte à deux vantaux du 15ème siècle. On distingue également l’emplacement d’une « porte guichet » en anse de panier, en grès et pierres de taille, murée depuis longtemps.
A l’intérieur de l’église on peut voir une statue en grès du 14ème siècle de la Vierge à l’oiseau, ainsi qu’un petit bénitier décoré des armes des Le Musnier et des Le Jariel, seigneurs de Forges. La nef comporte une dalle du 18ème siècle représentant une grande croix en relief accompagnée de deux écussons. On y trouve également cinq pierres tombales des familles Le Baillon et Le Jariel seigneurs de Forges. Derrière l’église sur la grande place actuelle, se situait le jardin du prieuré, mais aussi l’ancien cimetière transféré en 1844. Une porte cintrée, « la Porte des Morts », murée, encore visible, permettait de s’y rendre depuis l’église.

N°16 Le prieuré :
Appuyée à l’église, l’ancienne maison prieurale servait d’habitation au fermier qui louait les terres du prieuré. Elle couvrait donc complètement le bout de l’église. Composé d’un corps de logis en deux pièces au rez-de-chaussée et deux pièces au premier, avec un grenier au-dessus. Une écurie était adossée au bâtiment. Derrière la maison il y avait une grange et un hangar, un jardin avec un puits, le tout sur un peu plus de 400 mètres carrés enclos de murs.
Le 5 novembre 1791, la maison prieurale de Forges a été vendue à Monsieur et Madame Laureau. Le 1er mars 1806, Madame Le Jariel acheta ce lieu dans le but d’y loger le curé qui n’avait plus de presbytère depuis la révolution. Elle ne put réaliser son projet d’y loger le curé, car la veuve de Monsieur Laureau s’était réservée une chambre dans le dit prieuré jusqu’à sa mort.
En 1831 la commune achète aux héritiers de Madame Le Jariel la maison et les dépendances dites le Prieuré. En 1833 il fut décidé par la commune d’en faire une école de garçons. La classe a commencé à être faite en 1834, jusqu’en 1899. Sous le porche de l’église se trouve la porte d’entrée de l’instituteur. Aujourd’hui, ce lieu abrite l’agence postale communale.

N°15 Le Presbytère :
L’ancien presbytère avec ses dépendances sur cour et jardins, se situait au pied de la butte en face de l’église, ce lieu servait d’habitation au curé jusqu’ à la révolution. Celui-ci était composé d’un corps de logis avec vestibule, salon, cuisine, office, à l’étage plusieurs pièces dont chambres, avec grenier au-dessus. A l’extérieur, il y avait une terrasse donnant sur le jardin au bout duquel se trouvaient un lavoir en bord de ruisseau, un fournil, une remise, des ateliers, une écurie, une serre et une grange. Le tout, clos de mur, avait une superficie de 1250 mètres carrés.
Suite à la révolution, le Presbytère fut vendu à plusieurs personnes, avant que Madame Le Jariel ne l’achète le 23 décembre 1800. Le 12 janvier 1805 Madame Le Jariel le lèguera à la commune pour loger un médecin chargé de soigner et visiter les malades de la commune. Depuis 1810, ce lieu est affecté aux soins médicaux et c’est à ce jour la maison de santé pluridisciplinaire LE JARIEL.
L’allée des soupirs et sa pompe à eau.

N° 31 L’allée des soupirs :
C’est une petite sente secondaire d’une centaine de mètres, bordée de murs, qui autrefois était très souvent empruntée par les habitants pour aller puiser de l’eau à la fontaine, dite « Fontaine Au Curé ». A l’époque, pour accéder à cette fontaine en venant du bourg, on empruntait ce petit chemin qui longeait le presbytère. La fontaine se situait en contrebas, au bord du ruisseau, dans le pré de la Barrière. Ce lieu faisait partie du domaine de Forges et il appartenait à la famille De Saint Vincent. Par l’usage, les habitants avaient acquis une servitude de jouissance sur cette fontaine, avec le droit d’y accéder.
De nos jours, ce lieu reliant le centre du village au quartier des Richards, est devenu un lieu de promenade, au caractère captivant et intime, empreint de romantisme.

N° 14 Ancienne pompe à eau :
Cette pompe à eau Lemaire se situe en bord du ruisseau le Petit Muce. On y accède par la petite allée des soupirs en venant du bourg ou par le quartier des Richards. Ce lieu était d’une grande importance pour nos aïeuls, car c’est ici que l’on venait puiser l’eau à la fontaine, dite « Fontaine Au Curé ». Il faisait partie du domaine de Forges et il appartenait à la famille De Saint Vincent. Par l’usage, les habitants avaient acquis une servitude de jouissance sur cette fontaine, avec le droit d’y accéder.
Développé à la fin du 19ème, début du 20ème siècle, ce type de pompe était d’une grande importance à cette époque, car l’eau courante que nous connaissons aujourd’hui n’existait pas encore. Les habitants étaient obligés d’aller puiser de l’eau à diverses fontaines et puits répartis sur la commune. Les plus chanceux avaient, quant à eux, souvent un puits dans leur jardin.
Le château de Forges Les Bains et le lavoir.

N° 1 Le château de Forges Les Bains :
De proportions harmonieuses, celui-ci date de la 1ère moitié du 17ème siècle, époque Louis XIII. Mathurin Le Jariel, secrétaire du roi et l’une des plus grosses fortunes du royaume, devint châtelain de Forges en 1677. Le château a été ensuite entièrement transformé sur la 2ème moitié du 18ème siècle. De style classique à un étage, composé d’un corps central, surmonté d’un attique couronné d’un fronton triangulaire, et flanqué de deux pavillons avec des combles à la française, percés de lucarnes.
Selon un inventaire réalisé avant la révolution, le château était composé en rez-de-chaussée d’un grand escalier de pierre de taille et rampe de fer avec charbonnier sous le dit escalier, d’une cuisine, d’un office, d’un garde-manger et de salons et cabinets, le tout sur caves. Au premier étage on pouvait voir plus de huit chambres de maître, avec un très beau corridor qui desservait les dites chambres. Au second étage il y avait cinq chambres de domestiques, des garde-meubles, deux greniers et les lieux d’aisance. Avec le château, il y avait une grande cour avec deux fontaines ayant son entrée par celle de la ferme du château sur le chemin de Launay, un jardin potager dans lequel passait le ruisseau et le canal, ainsi que quatre pavillons faisant coin du dit jardin, le tout sur environ 12500 mètres carrés entouré de mur. On trouvait également une belle terrasse donnant sur un grand parc, également enclos de mur, d’environ 15 hectares. Le domaine seigneurial était aussi composé de plusieurs fermes.
Le château de Forges reste dans la famille Le Jariel jusqu’en 1810, celui-ci appartenait à cette famille depuis 1677. En 1819, il est acheté par Pierre Antoine Robert de Saint-Vincent. Ses descendants en sont toujours propriétaires.

N° 2 Le lavoir de la rue des Richards :
Construit dans les années 1860, il est situé au cœur du village à proximité de l’église et du château. Témoin du passé oublié, il fut particulièrement important dans la vie quotidienne de nos aïeuls ! La plupart des lavoirs de nos communes datent du XIXème siècle. Avant, le lavage se faisait dans les mares, les étangs ou sur le bord des ruisseaux ou rivières. Bien sûr il en existait bien avant cela, mais c’étaient des lavoirs privés, que les propriétaires mettaient parfois à la disposition des habitantes, mais peu de lavoirs publics. Par une loi du 3 février 1851, l’État décida de prendre à sa charge jusqu’à 30% des frais de construction des lavoirs communaux. Ce fut l’élément déclencheur d’une vague de constructions qui toucha toutes les communes de France.
A l’époque, il était très utilisé par les lavandières. Plusieurs fois par semaine, un défilé de brouettes lourdement chargées, plus ou moins stables, avec de périlleux trajets, se dirigeait vers le lavoir. Le travail était pénible pour ces femmes. Agenouillées, elles frottaient, tapaient et rinçaient le linge pendant plusieurs heures dans de l’eau froide. Mais Les conversations et potins allaient bon train durant le labeur, les nouvelles étaient colportées comme il se doit ! Les lavandières faisaient et défaisaient les mariages, les amourettes, les naissances, colportant joyeusement ragots et nouvelles. Puis peu à peu, l’utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XXème siècle. Le lavoir a laissé la place à l’eau courante et surtout à la machine à laver à partir des années 1950.
Ce lavoir est de type « au fil de l’eau », le long du ruisseau le Petit Muce. Il est construit sur une base de plan rectangulaire. Il se compose d’un bâtiment à deux pans de toiture, couvert de tuiles, avec une charpente en chêne servant d’abri accolé à un bassin. Il est situé en contrebas d’un pont en pierre. Restauré avec soin il n’y a pas si longtemps, ce lavoir est Inscrit à l’inventaire du patrimoine départemental.

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